L’Eglise de France a l’écoute des victimes d’abus sexuels et d’abus spirituels

 

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C’est à Lourdes, que l’Eglise de France sur les pas du Pape François, dans une démarche d’humilité et de compassion, a répondu aux demandes des victimes d’abus sexuels et d’abus spirituels perpétrés par des prêtres ou religieux, dont 5 ont été condamnés canoniquement : Père Mansour Labaky, Père Martial Maciel, Père Thierry de Roucy, Ephraïm, Père Marie-Dominique Philippe

Père Mansour Labaky ( Lo Tedhal - Ne Crains Pas)

Père Mansour Labaky ( Lo Tedhal – Ne Crains Pas)

Père Martial Maciel (Légionnaires du Christ)

Père Martial Maciel (Légionnaires du Christ)

L’EGLISE DE FRANCE n’est pas restée sourde à l’appel des victimes d’abus sexuels et d’abus spirituels, au sein de mouvements religieux (dont 5 fondateurs ont été condamnés canoniquement par l’Eglise Catholique : Père Mansour LABAKY, Père Martial Maciel, Père Thierry de Roucy, Ephraïm, Père Marie-Dominique Philippe.

Par la voix de Mgr Georges Ponthier, Président de la Conférence des Evêques de France, l’Eglise de France a accepté, à l’issue de l’Assemblée Plénière de Lourdes 2013 :

- d’exprimer la compassion de l’Eglise à l’égard des victimes,
- d’appeler à la vérité ceux et celles qui, dans les communautés affectées, s’enferment dans le déni,
- de tracer un chemin pour ceux et celles que les révélations sur la vie du fondateur de leur communauté, jettent dans le désarroi,
pour inviter chaque évêque concerné dans son diocèse, à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir et guérir…….

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Lettre de Mgr Georges Ponthier Président de la Conférence des Evêques de France à Monsieur Yves Hamant, représentant les victimes

Lourdes, le 7 novembre 2013

Monsieur,

Avec plusieurs autres personnes vous avez adressé aux évêques de France un appel vigoureux pour dénoncer des pratiques relevant de dérives sectaires à l’intérieur même d’institutions d’Eglise. Nous l’avons reçu comme le cri de personnes souffrant au cœur de l’Eglise en raison de ce qu’elles ont vécu personnellement ou de ce que leurs proches ont vécu ou vivent encore. Nous pensons à ceux et celles qui sont blessées, parfois de manière durable par le comportement de certains membres de l’Eglise. Comme Président de notre Conférence, je voudrais en notre nom à tous, vous dire que ces pratiques nous heurtent et nous choquent. Vous assurer de notre prière pour eux ne suffit pas ; nous voulons porter avec eux leur souffrance, les assurer de notre compassion, les aider dans leur reconstruction.

L’Evangile du Christ que nous voulons servir est une école de liberté spirituelle et celui qui ne sert pas cette liberté ne peut se réclamer de l’Evangile. A plusieurs reprises dans le passé, nous avons alerté les fidèles mais aussi les familles sur le danger de certains groupes qui ne nous paraissaient pas promouvoir un comportement juste par rapport à l’Evangile. Nous avons interpellé des responsables pour leur faire part de nos interrogations. Bien souvent alors, nous n’avons reçu de la part de tous ceux à qui nous nous adressions que méfiance et silence. Je peux vous assurer que ce n’est pas un réconfort de savoir que nos remarques d’alors étaient justifiées.

Certains comportements que vous dénoncez relèvent de la justice pénale. Personne n’est au-dessus de la loi. Il est sans doute utile de le rappeler. Il appartient aux victimes qui le souhaitent de porter plainte devant la justice lorsqu’il y a matière.

Nous voulons vous dire avec force que nous souhaitons continuer à agir pour que des situations se clarifient, pour que la vérité puisse apparaitre lorsque c’est nécessaire et pour que ceux qui ont été victimes de procédés déviants trouvent auprès des évêques une oreille attentive et compréhensive.

En vous assurant de notre prière, et en vous remerciant de votre démarche, je vous assure, monsieur de ma respectueuse considération dans le Christ.

+ Georges PONTIER
Archevêque de Marseille

La Vierge de Lourdes exauce les prières des victimes de prêtres

La Vierge de Lourdes exauce les prières des victimes de prêtres

sources : http://www.lenversdudecor.org/Appel-de-Lourdes-2013-nous-avons-ete-entendus.html

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/14/01016-20131114ARTFIG00695-l-eglise-de-france-reconnait-des-derives-sectaires-en-son-sein.php?pagination=5

http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/derives-sectaires-au-sein-de-l-eglise-mgr-pontier-repond-17521.html

MISE EN EN GARDE officielle contre le mouvement du Père Labaky

Mis en avant

 

Lafigaro

 

L’Église de France reconnaît des dérives 

sectaires en son sein

Mise en garde contre le Père Mansour Labaky et ses collaborateurs actuels de ses associations:

- Lo Tedhal-Ne Crains Pas

- L’Enfant du Liban

- Comité de Soutien du Père Labaky

- Pages Facebook de Soutien au Père Labaky, Père Mansour Labaky, Lo Tedhal-Ne Crains Pas

- Blog : www.affairelbk.com…..

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/14/01016-20131114ARTFIG00695-l-eglise-de-france-reconnait-des-derives-sectaires-en-son-sein.php

 Mgr Georges Pontier préside l'ouverture de la Conférence des évêques de France, en novembre à Lourdes.
 

Le président de l’épiscopat Mgr Pontier, répond à une quarantaine de victimes d’abus sexuels et spirituels et met en cause quatorze «communautés nouvelles».

L’Église catholique, comme toute institution, n’aime pas reconnaître publiquement des scandales internes. C’est pourtant ce que vient de faire le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, en répondant officiellement à un groupe d’une quarantaine de «victimes de dérives sectaires au sein de différents mouvements d’Église et congrégations religieuses» qui avaient adressé aux évêques réunis en assemblée plénière la semaine dernière à Lourdes un «appel» pour dénoncer des «dégâts» humains dont ils ont été victimes dans le cadre des communautés dites «nouvelles» et dont les effets décrits peuvent aller de la «dépression», au «suicide» ou la «destruction de personnalités».

 

La nouveauté de cette affaire ne réside pas tant dans la dénonciation d’abus sexuels que quelques-uns des plaignants ont subis mais dans celle d’«abus spirituel», un concept encore peu usité. Le fondateur, ou le supérieur, utilise son aura et son pouvoir spirituel sur des personnalités souvent jeunes et fragiles, pour enfermer leur liberté dans une dépendance totale afin d’obtenir d’elles le silence absolu couvrant d’éventuels abus sexuels ou autres abus de pouvoir.

La seconde originalité tient au fait que c’est la première fois que sont mises ainsi officiellement en cause quatorze «communautés nouvelles» qui ont été et continuent d’être, en France notamment, les symboles de la «nouvelle évangélisation». Elle représente une floraison d’initiatives pastorales, souvent d’inspiration charismatique mais pas toujours, qui a comme réveillé le paysage catholique français ces trente dernières années et qui en fournit toujours la majeure partie des forces vives.

Sur les quatorze noms de communautés cités par les victimes, seuls cinq à ce jour ont été l’objet de procès canoniques ou de révélations publiques, objectifs et indiscutables: les Béatitudes(suspension du fondateur, Frère Ephraïm en 2008), la Légion du Christ (suspension du fondateur, le père Maciel, en 2006), Points-Cœur (condamnation canonique du fondateur père Thierry de Roucy en 2011), la Communauté Saint-Jean (accusations officiellement reconnues en mai 2013 par l’ordre contre le fondateur le père Philippe, décédé), les anciens collaborateurs du père Labaky (interdiction canonique de célébration en juin 2013).

Dans sa lettre, Mgr Pontier évite donc le risque d’amalgame que cette démarche collective contiendrait si l’on réduisait le dynamisme de ces communautés nouvelles aux graves fautes de quelques individus, fussent-ils des fondateurs, mais il souligne la question centrale de la «liberté spirituelle». En clair: la manipulation des consciences. «L’Évangile du Christ que nous voulons servir, rétorque-t-il, est une école de liberté spirituelle.»

Au nom «de tous les évêques», il reconnaît que des «pratiques» contraires à ce respect des consciences «nous heurtent et nous choquent». Il rappelle que par le passé les évêques «ont alerté les fidèles mais aussi les familles sur le danger de certains groupes» et qu’ils ont «interpellé des responsables» mais que «bien souvent» ils n’avaient alors reçu que «méfiance et silence» pour réponse.

Le président des évêques s’engage donc, auprès des victimes, à les aider dans leur «reconstruction» en demandant à tous les évêques de prêter à ces situations une «oreille attentive et compréhensive» - le service compétent de l’épiscopat a été de fait réformé en ce sens mercredi - et appelle les victimes «lorsqu’il y a matière» à «porter plainte».

L’un des signataires de l’appel ne tient pas à se mettre en avant puisque les signataires forment un collectif mais son autorité morale reconnue a joué un rôle décisif dans cette prise en compte épiscopale. Il s’agit d’Yves Hamant, professeur d’université émérite, spécialiste de la civilisation russe qui fut l’un des proches de Soljenitsyne. Sa famille a été concernée par les agissements du père Thierry de Roucy, fondateur du réseau Points-Cœur (qui envoie des jeunes dans les pires banlieues du monde pour un «ministère de compassion» avec les plus pauvres). Ce religieux a été condamné le 21 juin 2011, par le tribunal ecclésiastique de Lyon pour «abus sexuel», «abus de pouvoir» et «absolution de la victime» - en l’occurrence, son adjoint, un prêtre majeur qui a subi sept années d’emprise et a fini par s’opposer.

Si Yves Hamant a décidé d’agir, ce n’est pas «pour nuire à l’Église mais pour avertir et protéger les jeunes, dénoncer la manipulation des consciences et que les fruits portés par ces œuvres ne justifient plus l’omerta imposée dans les communautés, car ce sont des vies entières qui sont détruites en silence.» Il demande aussi le respect du droit canonique «séparant le for interne et le for externe» pour la liberté des consciences. En un mot que les supérieurs des communautés n’en soient plus, aussi, les confesseurs.

Lafigaro

Mansour Labaky >>>>Mensonges et Omissions

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                                      BETH MARYAM à LOURDES :                                 accusations mensongères et calomnieuses du P. Mansour Labaky

Mensonges, Manipulations, Omissions de Mansour Labaky

Mensonges, Manipulations, Omissions de         Mansour Labaky

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L’annonce de la condamnation du Père Mansour Labaky, dans les media libanais et sur les réseaux sociaux a déclenché, à partir du 8 octobre 2013,  une tempête d’analyses fausses, désinformées, mensongères, calomnieuses, qui ont empêché une partie de l’opinion publique libanaise, de comprendre les vraies raisons de la condamnation de Mansour Labaky  par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, après le rejet de son appel, le 19 juin 2013. Pour nier la réalité : condamnation pour abus sexuels sur mineures, les partisans de Labaky, téléguidés dans l’ombre par lui, ont voulu tirer un pudique rideau de fumée, et faire prendre aux libanais, des vessies pour des lenternes.

Rappelons quelques propos calomnieux, qui peuvent être trouvés dans les media libanais : Jbeil News, L’Orient-le-Jour, Al Nashra, et les pages facebook dédiées au Père Labaky.

En résumé, une française, a voulu empêcher le Père Mansour Labaky de donner sa maison, dite Beth Maryam, située à Lourdes, en France, à une Congrégation religieuse libanaise, puis elle a lancé une campagne de calomnies contre ce prêtre.

Ainsi la journaliste May Menassa a déclaré « que cette française qui convoitait cette maison de Beth Maryam, en avait fait un lieu de rencontre avec ses amis et son amant. Monseigneur LABAKY a renvoyé cette personne et l’a éloignée et afin de pouvoir confier sa maison à des religieuses libanaises du couvent de La Croix. » (Jbeil News – 10 oct 2013)

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La réfutation et la ré-information tient en deux points :

- le Père Mansour Labaky, ment quand il fait dire qu’il voulait donner sa maison Beth Maryam située à Lourdes, à une Congrégation libanaise.

1 – cette maison de Lourdes ne lui a jamais appartenu. Elle a été acquise par une Société Civile Immobilière appelée Beth Maryam en 2005. Il n’a pas mis un centime d’euro dans cette acquisition.

2 – Il ne l’a jamais donnée aux Religieuses Franciscaines de la Croix du Liban. Elles ont racheté toutes les parts de cette SCI et remboursé toutes les créances, pour en devenir propriétaires, le 2 août 2010 au prix de 1.194.897 €

En conclusion, le Père Mansour Labaky, qui s’est par ailleurs, fait rembourser un prêt de 57.000 €, par les Soeurs, a récupéré par le biais de ses deux associations : Lo Tedhal-Ne Crains Pas et L’Enfant du Liban, la somme de

LA SOMME DE 730.897 € , tout cela sur le dos des donateurs libanais et français, qui n’ont appris que récemment la vérité sur cette transaction immobilire.

l’historique de Beth Maryam fait l’objet d’ un autre article

patriarcheBezthMaryam8sept2011Le Patriarche Bechara Raï, lors de son voyage officiel en France, est venu à Lourdes le 8 septembre 2011. Il pose,entouré d’évêques maronites et des Soeurs de la Croix devant la maison de Beth Maryam.                         Le Père Mansour Labaky, est absent, car le cardinal Sandri (Préfet de la Congrégation des Eglises Orientales) a pris une mesure conservatoire à son encontre, pour l’empêcher de faire pression sur ses victimes.

Un prêtre libanais rattrapé par ses délits sur mineures (Radio Vatican)

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Radio-Vatican annonce officiellement la condamnation du Père Mansour LabakyRadioVatican

Source : Radio Vatican, édition du 9 octobre 2013 (http://fr.radiovaticana.va/news/2013/10/09/un_prêtre libanais_rattrapé par_ses_délits_sur_mineures/fr1-735726)

Mgr Mansour Labaky, jusqu’à encore récemment vicaire épiscopal du diocèse maronite de Beyrouth, a été interdit par décret de toute célébration et intervention publiques par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, rapporte le quotidien français « La Croix » le 7 octobre 2013. Le célèbre prêtre maronite âgé de 73 ans, connu bien au-delà des frontières libanaises, a été condamné notamment pour abus sexuel sur mineures.

L’information concernant cet ancien curé de la ville martyre de Damour – célèbre à l’étranger pour ses talents de musicien et d’écrivain, et son engagement auprès des enfants orphelins de guerre au Liban – circulait depuis longtemps sur internet. Elle a été reprise par la presse libanaise le 8 octobre, notamment par le quotidien « L’Orient-Le Jour ». Le Père Mansour Labaky « a rejoint la douloureuse liste de prêtres condamnés pour pédophilie », écrit pour sa part « La Croix ».

L’ultime recours rejeté

Condamné en première instance par décret de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 23 avril 2012, Mgr Labaky avait fait appel, mais son ultime recours a été rejeté par Rome le 19 juin dernier. Il a été reconnu coupable d’abus sexuels sur trois mineures, ainsi que de « crime de sollicitation (sexuelle, ndlr) à l’occasion de la confession à l’égard d’une victime ». Les peines imposées au Père Labaky sont: la vie de prière et de pénitence prévue par le canon 1426 du Code des canons des Eglises orientales, la privation de son office ecclésiastique, la défense de célébrer les sacrements en public et d’une quelconque forme de direction spirituelle, de prendre part à tout genre d’activité publique ou dans les medias (conférences, interviews radio ou télévisées, déclarations sur internet, célébrations liturgiques, etc.) et d’avoir des contacts avec les victimes.

Mgr Mansour Labaky, fondateur du mouvement spirituel « LoTedhal » (Ne crains pas), avait créé l’orphelinat « Notre-Dame de la Joie », en 1977, un an après le massacre de la ville chrétienne de Damour, dont il était le curé, le 20 janvier 1976. Cette localité, à près de 20 km au sud de Beyrouth, a subi une destruction totale, avec ses églises et ses écoles. 582 personnes ont alors trouvé la mort à Damour, des civils, des femmes, des enfants, massacrés par les troupes « palestino-progressistes » qui avaient pris la ville avec l’aide de la « Saïka », un groupe palestinien d’obédience syrienne, et des « Mourabitoune », des combattants se réclamant de l’idéologie nassérienne.

Tout avait commencé après le massacre de Damour

« Ma paroisse avait disparu, mais j’ai senti alors le souffle de l’Esprit: j’ai créé un mouvement baptisé en araméen ’LoTedhal’ (Ne crains pas). L’aide aux orphelins de Damour a été le déclic. J’ai recueilli des fratries dont les parents avaient été tués, sans distinction. J’ai créé des foyers pour les orphelins – Notre-Dame de la Joie, Notre-Dame du Sourire -, qui accueillent des chrétiens maronites, grecs-orthodoxes, melkites, des musulmans sunnites, des chiites… », confiait-il à l’Apic lors de son passage remarqué à Fribourg en novembre 2010, lors de la traditionnelle rencontre « Prier Témoigner ».

Fondateur de la chorale des « Petits Chanteurs du Liban », Mansour Labaky s’était attelé à la réalisation de « Kfar Sama », le Village de la Paix, situé dans la montagne, à 1’200 m d’altitude, à 2 kilomètres du sanctuaire de Saint-Charbel, le « Lourdes » du Liban. Il avait fondé à Douvres-la-Délivrande (Calvados), en 1990, le Foyer Sainte-Marie-Enfants du Liban, où étaient accueillis pour l’année scolaire des orphelins libanais chrétiens et musulmans, et, en 1995, Notre-Dame du Sourire, à Mansourieh, au Liban, expériences qui avaient pris fin en 2011. (Apic)

Le crime de sollicitation en confession ou crimen sollicitationis ?

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crimen_sollicitationis_(document)

Le droit canon et les abus sexuels sur des mineurs

Etole du confesseur

Le Code de droit canon de 1917 condamnait explicitement tout abus sexuel commis par des clercs sur des mineurs (canon 2359,2)1,6.

Canon 2359 § 2 – « S’ils ont commis un délit contre le sixième commandement avec des mineurs de moins de seize ans, ou pratiqué adultère, viol, ‘bestialité’, sodomie, excitation à la prostitution ou inceste avec ses consanguins ou alliés au premier degré, ils doivent être suspendus, déclarés infâmes, privés de tout offices, bénéfice, dignité ou charge qu’ils pourraient avoir, et dans les cas les plus graves ils doivent être déposés. »

Le droit canon dans les cas de sollicitation en confession

Le Code de droit canon utilisé lors de la rédaction de la lettre Crimen sollicitationis obligeait toute personne qui avait été sollicitée par un prêtre lors de la confession à le dénoncer avant un mois et condamnait ce prêtre à une sévère punition :

« Canon 904. Ad normam constitutionum apostolicarum et nominatim constitutionis Benedicti XIV Sacramentum Poenitentiae, 1 Iun. 1741, debet poenitens sacerdotem, reum delicti sollicitationis in confessione, intra mensem denuntiare loci Ordinario, vel Sacrae Congregationi S. Officii; et confessarius debet, graviter onerata eius conscientia, de hoc onere poenitentem monere. »

« Canon 2368 §1. Qui sollicitationis crimen de quo in can. 904, commiserit, suspendatur a celebratione Missae et ab audiendis sacramentalibus confessionibus vel etiam pro delicti gravitate inhabilis ad ipsas excipiendas declaretur, privetur omnibus beneficiis, dignitatibus, voce activa et passiva, et inhabilis ad ea omnia declaretur, et in casibus gravioribus degradationi quoque subiiciatur »

« Canon 904. En accord avec les constitutions apostoliques et particulièrement la constitution Sacramentum Poenitentiae de Benoît XIV du 1er juin 1741, un pénitent doit, avant un mois, dénoncer à son Ordinateur local ou à la Sainte Congrégation du Saint-Office tout prêtre coupable de crime de sollicitation en confession ; et le confesseur doit, par une lourde obligation de sa conscience, informer le pénitent de son devoir. »

« Canon 2368 §1. Toute personne ayant commis le crime de sollicitation, tel qu’il est décrit dans le canon 904, qu’elle soit suspendue de célébration de la Messe et de la Confession sacramentelle ; et, selon la gravité du délit, qu’elle soit privée d’y assister, que lui soient retirés tous ses bénéfices et dignités, les droits de vote et d’éligibilité, et qu’elle soit déclarée incapable ; et que dans les cas les plus graves elle soit soumise à la dégradation. »

Le nouveau Code de droit canonique de 1983 établit que :

« Canon. 1387 – Le prêtre qui, dans l’acte ou à l’occasion ou sous le prétexte de la confession sacramentelle, sollicite le pénitent contre le sixième commandement du Décalogue, qu’il soit puni, selon la gravité du délit, par la suspension, le retrait, la privation et, dans les cas les plus graves, la suppression de l’état clérical. »

Révision en 2001 avec De delictis gravioribus

À la suite de la promulgation du nouveau Code de droit canonique de 1983 et du Code des canons des Églises orientales de 1990, la lettre Crimen sollicitationis a été en partie revue par la Congrégation pour la doctrine de la foi, avec la lettre De delictis gravioribus7 de 2001.

Extrait de l’article WIKIPEDIA

Le Père Mansour Labaky se met la meule au cou

 

Nous livrons à la méditation des visiteurs, cet extrait d’un article écrit par le Père Mansour Labaky, en avril 2010. C’est le moment où il vend précipitamment la maison de Beth Maryam, à Lourdes, à peine inaugurée, et où il sent le vent tourner.

Il pense détourner les soupçons, en dénonçant les prêtres pédophiles qui commettent des crimes contre l’enfance.

Or le Père Mansour Labaky a été reconnu coupable des mêmes crimes, par un Décret établi par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi,

le 23 avril 2012.

Perfidie, perversion, inconscience, fanfaronnade, défi, manipulation, de la part de ce prêtre ?

Nous laissons les visiteurs de cette page décider par eux-mêmes

Extraits d’un article écrit par le Père Mansour Labaky et publié par le journal « France-Catholique » le 30 avril 2010 sous le titre de « Crucifiez-la »

« Il est vrai que ce que certains prêtres pédophiles ont commis, est non seulement affreux, infâme, humiliant et impardonnable, mais est un crime contre l’enfance. Même le Christ, qui nous exhorte à pardonner à nos ennemis, ne trouve pas de circonstances atténuantes à ceux qui scandalisent « l’un de ces petits ». Il va même jusqu’à exiger qu’on les jette au fond de la mer, une meule accrochée au cou. Je n’ai donc pas la prétention d’être plus clément que la Clémence personnifiée. »

« La société est formée de gens bien portants et de gens malades, d’où le besoin d’hôpitaux et de médecins. Les prêtres font partie de la société, et parmi eux, il y a aussi des malades qui doivent se faire soigner. La pédophilie est une maladie, comme le cancer, qui a besoin d’être soignée. Les prêtres pédophiles ne le sont pas devenus après avoir été ordonnés, ils portaient ce mal avant. L’Eglise sera désormais plus prudente dans le discernement des vocations et évitera – autant que faire se peut – les déviances ».

Mansour Labaky

La société libanaise face aux abus sexuels par Joëlle Haroun

 

About sexual abuse of children

Analyse de Joëlle Haroun, professeur de psychologie à la faculté des lettres et à la faculté de santé publique à l’Université libanaise paru dans le quotidien L’Orient-le-Jour en juillet 2012

abus sexuels, honte, silen L‘Orient-le-Jour – juillet 2012 

Les cas d’abus sexuel contre les enfants est un vrai problème de notre société. Toutefois, la vigilance est de mise dans l’établissement du verdict, tous les cas reportés ne sont nécessairement pas vrais.

Joëlle Haroun, professeur de psychologie à la faculté des lettres et à la faculté de santé publique à l’Université libanaise, met en garde contre une éventuelle « falsification » des faits par les enfants, comme c’était le cas du procès d’Outreau, en France, dans le cadre duquel dix-huit personnes étaient incriminées. Ce procès avait débouché sur une erreur judicaire, les enfants avouant, près de cinq ans plus tard, avoir menti.

« L’absence de souffrance morale dans l’entretien d’une victime pose davantage encore le problème de la crédibilité, insiste Joëlle Haroun. Ce n’est pas en comptant uniquement sur le récit qu’on s’assure de la crédibilité. Il est important d’être attentif aux changements de comportements chez l’enfant. »

Joëlle Haroun souligne dans ce cadre qu’un enfant abusé sexuellement « va se replier sur lui-même, parce qu’il réfléchit ». « Il ne comprend pas ce qui s’est passé, ajoute-t-elle. Il peut, au contraire, avoir un comportement exagérément exubérant. C’est sa manière d’appeler les adultes au secours. Des changements du rythme biologique sont également constatés, comme une difficulté à dormir ou à se nourrir, ou au contraire, un excès de nourriture pour compenser le stress. Un enfant abusé sexuellement développe aussi des symptômes psychosomatiques. Il tombe dans une maladie physique (angine, otite, etc.) pour se mettre à distance de l’abuseur. Je me rappelle le cas d’un jeune enfant chez qui une épilepsie s’est déclarée à l’âge de 15 ans. Il s’est avéré qu’il était victime d’abus sexuel. Lorsqu’il a fini par tout raconter à ses parents, il est “guéri”. Un changement dans la vie scolaire est également constaté chez ces enfants, comme une importante chute des notes, un débit soudain de violence à l’école… Malheureusement, toutes les familles ne vont pas prêter attention aux indices. On va traiter l’enfant de paresseux, lui administrer des médicaments pour dormir ou encore le prendre pour un hyperactif et l’abreuver de médicaments. Les médecins sont en partie responsables, parce qu’ils cherchent à soigner les symptômes et ne cherchent pas toujours à connaître les causes.»

Sauver les apparences

Joëlle Haroun dénonce en outre le silence affiché par les familles en cas d’abus sexuels, notamment lorsqu’il s’agit d’inceste. « J’avais une étudiante qui était venue me voir à la fin d’un cours pour me raconter que son grand-père la violait depuis des années, se souvient-elle. Elle a quitté la maison parentale et trouvé refuge chez une amie à elle, parce que ses cousins, qui ont su ce que le grand-père avait fait, la harcelaient. Quelques jours plus tard, je reçois un coup de fil de la maman. Elle était énervée par le comportement “violent” de sa fille. Au fil de la conversation, exaspérée, la maman finit par me lancer : “Et puis, qu’est-ce que ça peut faire ? Il l’a fait avec nous toutes et nous n’en sommes pas mortes !”. »

Et Joëlle Haroun de constater : « Malheureusement, dans de nombreuses situations, l’inceste est tu par les familles pour des contingences pratiques, sociales, on a peur du scandale, ou matérielles.Dans ces cas, on pense à sauver les apparences, sans éprouver aucune empathie envers la victime, qui est souvent jugée responsable de cet abus. Néanmoins, certaines victimes se révoltent. D’où l’importance de la prévention, notamment au sein des écoles, qui est normalement un lieu neutre et protecteur. Dès la maternelle, l’interdit et l’inceste peuvent être abordés dans un langage simple et ludique. Il faut que les enfants apprennent que les abus peuvent se faire à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison et que ceux-ci ne doivent pas être tus, d’autant que les conséquences d’un abus sexuel peuvent être ressenties sur le long terme. Les parents doivent savoir aussi que le manque d’un vrai dialogue avec leur enfant peut faciliter l’abus. On a tendance, dans la société libanaise, de faire croire aux enfants que la parole des adultes est sacrée. Cela est très dangereux, puisque les pervers vont manipuler cette parole sacrée de l’adulte vis-à-vis de l’enfant. »

Victime et non malade

Une personne victime d’abus sexuel « peut guérir », affirme Joëlle Haroun, « à condition d’en parler ». « Malheureusement, dans la société libanaise, la plupart des victimes n’ont rien dit, indique-t-elle. Il faudrait que les gens soient orientés ou viennent spontanément en parler à des psychologues. Ces derniers ne doivent toutefois pas les prendre pour des malades, puisque tous les symptômes qui découlent de cet abus sont réactionnels et non pathologiques, d’autant qu’il s’agit de victimes. Il faut donc traiter les conséquences sur les victimes, sachant quenombreuses d’entre elles refusent d’accepter qu’elles le sont. Elles pensent plutôt qu’elles sont complices, puisqu’elles ne se sont pas bien défendues. Certaines victimes d’abus sexuels vont avoir une amnésie et dans ce cas, il faut recourir à des techniques oniriques approfondies pour faire remonter la scène traumatique. Oui, les victimes peuvent s’en sortir, à condition de bénéficier d’un bon accompagnement psychologique et psychosomatique. »

(Source: l’Orient Le jour - Juillet 2012 )

Benoît XVI, leader dans la lutte contre les abus sexuels

 

Le Pape Benoît XVI, leader dans la lutte contre les abus sexuel

About sexual abuse of children

SYMPOSIUM SUR LES ABUS SEXUELS

Intervention de Mgr Stephen J. Rossetti  - ROME – février 2012

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Apprendre de nos erreurs:
La bonne réponse face aux auteurs d’abus sexuels sur des enfants

Bien répondre à des allégations d’abus sexuels sur des enfants est une tâche compliquée et difficile. Il existe un faisceau complexe de demandes contradictoires, pastorales, juridiques, cliniques et de relations publiques, qui peuvent troubler, déconcerter et même paralyser. Il est de notoriété publique que nous avons parfois échoué dans notre réponse.
Et nous l’avons fait, en partie, car nous n’avons pas pleinement compris ce crime ni sa pathologie. Des raisons systémiques ont également empêché une réponse rapide et franche. Mais on voit apparaitre des signes évidents de progrès et d’espoir. Bien que ces affaires ne soient pas reprises dans la presse, ces dernières années, de nombreux responsables de l’Eglise ont bien réagi. Des évêques de plus en plus nombreux, dans plusieurs pays, sont intervenus, de façondécisive et efficace, lorsque des allégations d’abus sexuels sur des enfants se sont faites jour. En ce moment, l’Eglise Catholique vit un moment décisif. Les responsables catholiques, de plusieurs continents sont passées par le même processus d’apprentissage douloureux qui a duré des décennies. Chaque pays de la Terre doit-il suivre le même processus déchirant ?
L’Eglise connait à présent les éléments essentiels d’un programme efficace de sécurité pour les enfants. Nous devrions les mettre en œuvre aujourd’hui, dans le monde entier, d’où l’importance de ce symposium.

Si l’Eglise Catholique, de façon proactive, mettait en œuvre et faisait respecter avec force un tel programme mondial de sécurité pour les enfants, elle deviendrait ce qu’elle est appelée à être : un leader international de la promotion de la sécurité et du bien-être des enfants.
Ce programme doit inclure une partie importante sur la façon de traiter rapidement et efficacement ceux qui commettent des abus sexuels.

J’aimerais vous décrire, dans les grandes lignes, six types d’erreurs que les responsables de l’Eglise  ont parfois commis lorsqu’ils travaillaient avec des prêtres-délinquants sexuels.  Puis je proposerai quelques remèdes qui ont fait la preuve de leur efficacité.

LES VICTIMES AUSSI FONT PARTIE DE NOS OUAILLES

1. Ne pas écouter les victimes : être manipulé par les délinquants. Comme cela nous a été dit de façon si éloquente lors de la première séance, écouter les victimes doit être notre première priorité. Les délinquants accusés étant parfois nos propres prêtres, les Evêques et leurs vicaires ont naturellement tourné leur attention vers ceux qui étaient accusés. La structure et l’organisation de l’Eglise est biaisée à cet égard, et ainsi, la façon dont nous avons traité ces allégations a été biaisée de la même manière. Comme l’a dit un Evêque américain, « notre erreur a été d’oublier que les victimes aussi faisaient partie de nos ouailles. » 

Tolérance zéro pour les prêtres coupables d’abus sexuels : le cas d’un prêtre chilien

 

About sexual abuse of children

 UN PRÊTRE CHILIEN RETRAITÉ COUPABLE D’ABUS SEXUELS

La fermeté et la célérité du Vatican. Une interviewe de Sandro Magister par un journaliste chilien, traduite par Carlota (22/2/2011)

Selon l’AFP…

Un prêtre chilien retraité de 80 ans, sur lequel une enquête de la justice pour abus sexuel de mineurs n’a pas donné suite en 2010, a été reconnu coupable par l’enquête du Vatican et condamné à « une vie de prière et de pénitence », a annoncé l’Eglise vendredi.
« Sur la base des éléments collectées, le révérend Fernando Karadima Farina est déclaré coupable des délits mentionnés, et en particulier de l’abus de mineurs », a déclaré l’archevêque de Santiago, Ricardo Ezzati, lisant à la presse un communiqué de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
« Compte tenu de l’âge et de l’état de santé du révérend, il est considéré opportun d’imposer au coupable de se retirer en une vie de prière et de pénitence, et de réparation envers les victimes de ses abus », a ajouté l’archevêque.
Le père Karadima, un ancien formateur de prêtres, avait été accusé en avril 2010 par cinq adultes, occupant aujourd’hui eux-mêmes des fonctions dans l’Eglise catholique chilienne, d’abus sexuels remontant à une vingtaine d’années lorsqu’il était chargé d’une paroisse huppée de Santiago.
La justice chilienne avait ouvert une enquête sur cette affaire, une parmi une quinzaine de procédures en cours au Chili pour des cas présumés de pédophilie contre des membres du clergé, mais elle avait classé le dossier sans suites fin 2010.
Une cour d’appel doit néanmoins examiner prochainement une requête pour réouverture de l’enquête.
Entretemps, l’archevêque de Santiago de l’époque, Francisco Javier Errazuriz, avait transmis un dossier au Vatican qui a mené sa propre enquête, dont les conclusions sont parvenues à l’Eglise chilienne le mois dernier.
Selon la sanction du Vatican communiquée par Mgr Ezzati, le père Karadima ne peut plus occuper de fonction sacerdotale ni rencontrer de personnes dont il a été formateur ou guide spirituel, et pourrait être exclu du clergé en cas de contravention.

Les explications de Carlota

Fernando Karadima Fariña est un prêtre chilien né en 1930 et ordonné en 1958. Dans les années 80 il a été placé à la direction de la paroisse d’El Bosque (sud banlieue capitale chilienne) et à la tête d’une association de prêtres (L’Union Sacerdotale). Ses messes et retraites étaient très suivies. Il a été à l’origine de nombreuses vocations en particulier dans la bonne société chilienne. Il a formé de nombreux prêtres, et a été le guide spirituel de futurs évêques. En 2010 l’existence de plusieurs plaintes contre lui pour abus sexuels a été révélée au public (Il s’agissait plus d’éphébophilie et homosexualité me semble-t-il que de pédophilie dans le sens actuel du mot, mais je n’ai pas suivi au jour le jour l’affaire). Les faits étaient relativement anciens. Un dossier a été envoyé à Rome. Le procès civil, quant à lui, s’est ouvert en juin 2010, mais le dossier a été refermé faute de preuves et/ou d’affaires trop anciennes par rapport à la loi chilienne).

Parmi les plaignants actuellement âgés d’une cinquantaine d’années et occupant des postes à responsabilité, on compte un journaliste, un médecin spécialiste (il avait à l’époque 17 ans et c’était en 1983 – cf l’interview - il faisait partie d’un mouvement catholique et il « idolâtrait » le curé et…), un avocat, un philosophe et un ex-séminariste. J’ai trouvé aussi l’interviewe du journaliste qui a déclaré avoir été abusé (né en 1962). Il dit avoir rencontré un mur d’incompréhension pendant des années. « La seule chose qu’on nous disait c’était : nous allons prier pour vous. C’était comme si un père abusait de toi et qu’une mère te donnait une claque ». Le journaliste espère aujourd’hui que la justice chilienne va rouvrir le dossier Karadima et qu’elle va bien enquêter. Il conclut en disant que : « nous (les victimes) la seule chose que nous voulons c’est que la vérité complète sorte, le chemin de la cause au sein de l’Église est immensément significatif et je ne peux être plus que reconnaissant au Saint Père et à Monseigneur Ezzati (actuel archevêque de Santiago du Chili) pour avoir enquêté et être arrivés à la conclusion que c’est la vérité »

Fernando Karadima qui a soixante jours pour faire appel de la décision du Vatican, semble vouloir le faire.

Cette affaire a marqué le Chili sans doute beaucoup plus que celle des Légionnaires du Christ (Maciel était loin et les légionnaires au Chili étaient dévoués et efficaces). N’oublions pas non plus qu’il y a un an à peine le Chili a été secoué par un énorme tremblement de terre qui a touché 80% des zones habitées du pays.

Les journaux en ont et continuent à en parler longuement. : Juan Paulo Iglesias de « La Tercera », l’un des journaux chiliens les plus lus après le Mercurio a rappelé l’affaire et a interrogé le vaticaniste Sandro Magister. L’article de « La Tercera » que j’ai traduit ci-dessus (ndlr: à ma demande, mea culpa!), ne me plaît guère; il semble apporter la caution d’un vaticaniste qui parle pour le Pape et l’Église avec des raccourcis particulièrement réducteurs (mais c’est peut-être aussi accentué du fait de la technique même de l’entretien), ce que je n’aime pas. Traduction de l’article ci-dessous– original ici.

Le Vatican a agi avec une rapidité spéciale

Le journaliste de l’hebdomadaire italien L’espresso, - l’un des plus grands experts mondiaux en ce qui concerne les thèmes liés au Vatican, attribue le bref délais de la sentence contre Karadima aux envois qui avaient été faits précédemment depuis le Chili, à la gravité du cas et à une plus grande prise de consciente de ce qu’en ce type de situation, il convient d’agir avec une plus grande hâte.

La sanction du Vatican à l’encontre du prêtre Fernando n’est pas passée inaperçue pour San Magister. Considéré comme l’un des plus grands vaticanistes italiens, l’expert de l’hebdomadaire italien l’Espresso voit clairement des similitudes entre la mesure prise contre le religieux chilien et la sanction du fondateur des Légionnaires du Christ, Marcial Maciel. Un sujet, ce dernier, suivi de près par Magister. Il fut même le premier à avancer sur son blog la décision vaticane de désigner une visite apostolique pour faire des recherches sur le prêtre mexicain en 2009. « Je crois que, en ce cas, on a adopté une sanction très similaire eu égard à l’âge du coupable.

En communication avec “La Tercera” depuis l’Italie, Magister examine la sanction adoptée par le Saint Siège dans ce cas et les implications de la décision d’ordonner une visite canonique à « l’Union Sacerdotale”, le groupe de religieux qu’a dirigé le père Karadima.
Pour lui il existe chaque fois plus, au Vatican, une impression que le chemin de la « tolérance zéro », adopté par Benoît XVI a permis de réduire considérable les cas d’abus, même si, assure-t-il, ils sont conscients qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. « Pour le Pape ce sujet est décisif et sans doute il marque son pontificat, mais je ne sais pas au jour d’aujourd’hui si ce sera le thème qui finalement le définira face la histoire” signale-t-il(ndt j’espère que c’est du second degré parce que sinon quel médiocre analyse de l’immense œuvre de notre Saint Père, et quelle vision atrophiée de l’Église catholique sainte et pécheresse!!!).

- En considérant que l’archevêque Francisco Javier Errázuriz (ndt né en 1933, a été remplacé tout récemment par monseigneur Ricardo Ezzati) a envoyé les dossiers du cas Karadima à Rome en juin dernier, croyez vous que le Saint Siège a travaillé dans les temps habituels ou avec plus de rapidité?
- Je crois que dans ce cas ils ont été assez rapides. Cela retient mon attention. Ce n’est pas normal qu’en envoyant une accusation et un document de plainte automatiquement le Vatican puisse prendre une position pour ou contre en peu de jours. Il faut effectuer une enquête de vérification qui prend du temps.

- Suggérez-vous que l’enquête qui a été faite au Chili a été décisive?
- Oui, évidemment, cela a dû influencer et la gravité du cas aussi. Sans doute, par rapport à ce qui s’est passé dans d’autres circonstances et dans le passé, là on a agi avec une rapidité spéciale.

- Pourquoi croyez-vous qu’on a pris une décision si rapide?
- Aujourd’hui au Vatican il existe une consciente de ce que le sujet est grave et qu’il est nécessaire d’agir avec rapidité et avec détermination. C’est la ligne générale que le Saint Siège poursuit depuis quelques temps et spécialement avec Benoît XVI

- La Congrégation de la Doctrine de la Foi peut prendre diverses mesures. Quel signe donne le Saint Siège avec sa décision de suspendre le prêtre de l’exercice de son ministère et l’obliger à se retirer pour mener une vie de pénitence et de prière.
- Il y a clairement toute une graduation des condamnations. Dans ce cas, on a utilisé une formule très similaire à celle du fondateur des légionnaires du Christ, Marcial Maciel, spécialement je crois, du fait que Karadima a déjà 80 ans. Quand quelqu’un est âgé, quelques considérations sont prises en compte. Mais la substance est claire, comme cela a été aussi le cas de Maciel

- Mais quel est le message que vous pensez que le Vatican envoie avec une sanction comme celle qu’on a appliqué à Karadima ?
- Je crois que avec des mesures comme celle-là on signale avec une clarté absolue que ces comportements ne vont pas être tolérés. Et les changements et effets de la politique assumée par le Vatican se notent. Par exemple, aux États-Unis, dans ces dernières années, il n’y a pas de comparaison entre le nombre de cas de pédophilie avec ce qu’il se produisait il y a 20 ou 30 ans en arrière Aujourd’hui les cas de pédophilie aux États-Unis sont rares et cela correspond à ce qu’on suit un chemin très clair de rigueur et de vigilance.

- Quelle a été la lignes suivie par Benoît XVI dans le cas des plaintes pour abus sexuels commis par des prêtres ?
- Pour Benoît XVI c’est une question très grave. De l’avis du Pape, la trahison commise par ces prêtres à leur vocation est une question sérieuse et il l’a signalé à plusieurs reprises. Il a dit que la chose qui le frappe le plus c’est que ces prêtres au commencement, sûrement, avaient un attirance sincère pour une vie dédiée à l’Église, pour cela le contraste est encore plus grave. Parce que, malgré cette vocation initiale, ils se sont mis ensuite à commettre des actes aussi abominables. Le Pape a beaucoup insisté là-dessus. L’année sacerdotale l’a décidé, avec comme toile de fond cette constatation amère des vocations trahies.

- Comment explique-t-on les fortes différences entre la façon dont on affrontait avant ces sujets dans l’Église et avec ce qui arrive aujourd’hui avec Benoît XVI ?
- C’est un changement de sensibilité qui s’est aussi produit dans la société. Il y a 20 ans ces sujets n’étaient pas au centre de l’attention, pas même pour ce qui est de la société civile. La presse ne faisait jamais campagne sur ces sujets. Il y a 20 ou 30 ans ces affaires ne se condamnaient pas. Puis cela a commencé à croître et la façon de l’affronter au sein de l’Église a changé mais d’une manière très inégale. Si bien que, Ratzinger a été l’un des premiers qui semblent avoir eu la perception de la gravité de ce problème.

- Pourquoi croyez-vous que ce changement s’est, produit chez Ratzinger?
- Je ne connais pas le motif précis qui a conduit Ratzinger à l’époque cardinal à être plus sensible à la gravité de ce sujet. Peut-être parce qu’il était une personne plus préoccupée de doctrine morale à une époque où il y avait un certain laxisme assez répandu. Lui, qui restait ferme en ce qui concerne le respect des commandements moraux a eu la perception d’un très grave relâchement.

- Dans le cas chilien, le Vatican a décidé, en outre, de faire faire une visite canonique de l’Union Sacerdotale, le groupe auquel appartenait Karadima. Est-ce similaire à la visite apostolique qui a été réalisée pour les Légionnaires du Christ ?
- Oui c’est la même chose quoi qu’à un niveau plus petit parce que c’est clair les proportions sont différentes. C’est similaire aussi à ce qui est en train de se faire en Irlande parce que l’on sait que ces phénomènes dans les communautés fermées peuvent se développer avec une personne qui a certains comportements impropres ; mais il existe le risque qu’il puisse avoir influencé des actions similaires pour d’autres membres de ce groupe.

- Quelle portée a cette mesure?
- La même que ce qui est arrivé dans le cas Maciel. Un nombre important de prêtres s’est développé à l’école de Marcial Maciel, mais l’on sait que beaucoup de ces personnes sont sincères, bonnes et n’ont pas eu la tentation d’imiter son comportement, et l’ignoraient même. La même chose peut arriver à beaucoup de personnes qui ont suivi et été formés par le prêtre Karadima. Maintenant, sur ce thème, naturellement le Saint Siège est très prudent, c’est pourquoi quand elle a fait au Chili les contrôles qui normalement sont fait dans ces cas-là, elle a écouté ces personnes pour vérifier si il peut on non y avoir un cas comme celui-là et elle a pris la décision d’ordonner une visite canonique.

- Quelle est l’impression au Vatican face à ces sanctions, en considérant les réactions que souvent on observe parmi les partisans des prêtres condamnés ?
- La leçon des Légionnaires du Christ est très claire. Même quand les accusations contre Maciel étaient très fortes, avant la condamnation il y en avait beaucoup au sein de l’Église qui le défendaient. Après la sanction il y a eu une acceptation assez générale de la mesure, mais il y a encore dans le monde des Légionnaires des gens qui disent qu’on a exagéré les accusations contre Maciel. Maintenant au sein du Vatican il y a une position assez unanime qui est qu’il est important de maintenir une ligne de fidélité et personne ne met en doute des condamnations comme celle de Karadima.

- Quel est le rôle que joue le Pape dans ce type de procès mené par la Congrégation de la Doctrine de la Foi ? Y a-t-il une quelconque participation ou bien est-ce le cardinal William Levada, préfet de ce dicastère, le seul qui mène l’affaire?
Clairement c’est la Congrégation de la Doctrine de la Foi qui agit, mais le Pape suit ce travail de près. Ce n’est pas lui qui prend les décisions à chaque étape, mais oui il a connaissance du déroulement du procès. Benoît XVI et le cardinal Levada sont des hommes proches, mais là c’est la machine procédurale de la Congrégation qui opère.

- Comment perçoit-on à la Curie la situation actuelle générée par les plaintes pour abus sexuels?
- Au Vatican l’impression qui existe est que le pire est passé et que le chemin juste qui a été pris devrait permettre peu à peu , je ne dis pas d’éliminer tous les cas, mais oui, une réduction importante de ces faits. C’est l’objectif qu’on veut atteindre et dont on se rapproche peu à peu.

Pastorale Nouvelle et Dérives Sectaires : Le Père Mansour Labaky

 
Pastorale Nouvelles Croyances
et Dérives Sectaires 72       
About sexual abuse of children
12 août 2012 :
Le père Mansour Labaky
Le père Labaky a été condamné par la Congrégation de la Doctrine de la Foi à se retirer dans la prière et la pénitence, et à ne plus célébrer la messe en public. Il est reconnu coupable de « délit contre le sixième commandement » à l’encontre de trois mineures, et de « crime de sollicitation » à l’occasion de la confession.
Le père Labaky fait appel : les mesures disciplinaires suspendues  (sept. 2012)
http://pncds72.free.fr/315_mansour_labaky.php
P. N .C.D.S. :  Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires
C’est le nom que porte un service d’Église présent dans la plupart des diocèses de France, à travers un délégué nommé par l’évêque du diocèse. Le domaine est très vaste. Il s’agit d’une mission de vigilance concernant un certain nombre de réalités qui touchent la vie des chrétiens et de l’Église, par l’extérieur ou par l’intérieur. Vous pouvez visiter le site national à cette adresse :
http://nouvellescroyances derivessectaires.cef.fr/index.htm